Introduction

Procédures d'entretien, outillage et équipement de l'atelier

~20min de lecture

Technique d'entretien

Il existe plusieurs méthodes pour exécuter les opérations d'entretien et de réparation du véhicule, dont le lecteur trouvera les références dans le texte du présent manuel. Les suivre rendra le travail du mécanicien amateur plus efficace, permettra d'organiser au mieux et d'exécuter correctement les différentes opérations techniques, et garantira un travail minutieux et complet.

Fixations

Les fixations désignent les écrous, boulons, goujons et vis servant à assembler entre elles deux pièces ou plus. Lors du travail avec les fixations, il faut toujours garder certains points à l'esprit. Pratiquement toutes les fixations utilisent un dispositif de freinage ou de blocage quelconque. Il peut s'agir de rondelles frein, de contre-écrous, de goupilles de blocage ou de frein-filet. Toutes les fixations filetées utilisées doivent être parfaitement propres et droites, avec un filetage intact et des angles non arrondis sur les têtes hexagonales où s'applique la clé. Il faut adopter comme règle le remplacement obligatoire des écrous et boulons endommagés par des neufs. Les écrous autofreinés spéciaux à insert en nylon ou en fibre ne se réutilisent pas : au desserrage, ils perdent leurs propriétés de freinage, et lors du montage ils doivent toujours être remplacés par des neufs.

Le dévissage des boulons et écrous rouillés doit être facilité et les pièces protégées en appliquant au préalable un produit pénétrant spécial. Beaucoup de mécaniciens préfèrent utiliser à cet effet de la térébenthine, qu'il est pratique d'appliquer depuis un petit bidon spécial à long bec. Après avoir imbibé la fixation grippée de produit pénétrant, il faut laisser le produit imprégner pendant plusieurs minutes la couche de contact oxydée avant de procéder au dévissage. Une fixation très rouillée peut être sectionnée au burin, sciée à la scie à métaux ou retirée à l'aide d'un extracteur d'écrou spécial.

Si la tête d'un boulon a été cisaillée ou si un goujon a cassé lors du montage, le reste de la partie filetée peut être percé ou extrait à l'aide d'un outil spécial. La plupart des ateliers de réparation automobile peuvent se charger de cette opération, ainsi que d'autres opérations de réparation (par exemple, la remise en état d'un filetage endommagé dans les trous taraudés).

Lors du montage, les rondelles plates et les rondelles frein doivent toujours être remises en place dans le même ordre et de la même manière qu'auparavant. Remplacez toujours les rondelles endommagées par des neuves. Entre la rondelle frein et une surface métallique tendre (par exemple en aluminium), une tôle mince ou une pièce en plastique, il faut toujours installer une rondelle plate.

Dimensions des fixations

Pour de nombreuses raisons, les constructeurs automobiles utilisent de plus en plus les fixations métriques. Cependant, il est important de connaître la différence entre les fixations américaines (également appelées fixations standard ou de norme SAE), parfois utilisées, et les fixations métriques, plus universelles, car malgré leur aspect extérieur similaire, elles ne sont pas interchangeables.

Tous les boulons, qu'ils soient américains ou métriques, sont définis par leur diamètre, leur pas de filetage et leur longueur. Par exemple, le boulon américain 1/2 - 13 x 1 a un diamètre d'un demi-pouce, 13 filets par pouce et une longueur de 1 pouce. Le boulon métrique M12 - 1.75 x 25 a un diamètre de 12 mm, un pas de filetage de 1,75 mm (distance entre deux filets adjacents) et une longueur de 25 mm. Les deux boulons se ressemblent presque parfaitement, mais ne sont pas interchangeables.

En plus de ces caractéristiques, les boulons métriques et américains peuvent être identifiés par l'examen de la tête. Tout d'abord, l'écartement entre les méplats de la tête d'un boulon métrique se mesure en mm, alors que celui d'un boulon américain se mesure en pouces (il en va de même pour les écrous). Par conséquent, une clé standard ne convient pas aux fixations métriques, et inversement. De plus, les têtes de la plupart des boulons américains portent généralement des encoches radiales indiquant l'effort de serrage maximal admissible (classe de résistance). Plus le nombre d'encoches est élevé, plus l'effort admissible est grand (les véhicules utilisent généralement des boulons de classe de résistance 0 à 5). La classe de résistance des boulons métriques est indiquée par un code numérique. Les chiffres du code sont généralement moulés sur la tête du boulon, comme pour les boulons américains (les véhicules utilisent généralement des boulons de classes 8.8, 9.8 et 10.9).

Маркировка класса прочности болтов (вверху - стандартные /SAE/USS, внизу -
Marquage de la classe de résistance des boulons (en haut : américains /SAE/USS, en bas : métriques)
1 – Classe de résistance 1 ou 2
2 – Classe de résistance 5
3 – Classe de résistance 8
4 – Marquage de la classe de résistance des boulons métriques

Размеры/маркировка класса прочности стандартных (SAE и USS) болтов
Dimensions/marquage de la classe de résistance des boulons américains (SAE et USS)
G — marquage de la classe de résistance
L — longueur (en pouces)
T — pas de filetage (nombre de filets par pouce)
D — diamètre nominal (en pouces)

Размеры/маркировка класса прочности метрических болтов
Dimensions/marquage de la classe de résistance des boulons métriques
P — classe de résistance
L — longueur (en mm)
T — pas de filetage (distance entre deux filets adjacents, en mm)
D — diamètre nominal (en mm)

De même, les écrous américains peuvent être distingués des écrous métriques par leurs marquages de classe de résistance. Pour identifier la résistance des écrous américains, on utilise des points estampés sur l'une des faces d'extrémité de l'écrou, alors que le marquage des écrous métriques se fait à nouveau à l'aide de chiffres. Plus le nombre de points est élevé, ou plus la valeur du code numérique est élevée, plus le couple de serrage admissible de l'écrou est élevé.

Marquage de la classe de résistance des écrous hexagonaux américains

Шестигранная гайка.

Écrou hexagonal.
Classe de résistance 5
Identification de la classe : trois points

Шестигранная гайка.

Écrou hexagonal.
Classe de résistance 8
Identification de la classe : six points

Marquage de la classe de résistance des écrous hexagonaux métriques

Шестигранная гайка.

Écrou hexagonal.
Classe de résistance 9
Identification de la classe : chiffre arabe 9

Шестигранная гайка.

Écrou hexagonal.
Classe de résistance 10
Identification de la classe : chiffre arabe 10

Les extrémités des goujons métriques sont également marquées selon leur classe de résistance. Les gros goujons portent un code numérique, tandis que les plus petits sont marqués d'une figure géométrique.

Маркировка класса прочности метрических шпилек
Marquage de la classe de résistance des goujons métriques
1 REPÈRE — Classe de résistance 10.9
2 REPÈRES — Classe de résistance 9.8
3 REPÈRES — Classe de résistance 8.8

Il convient de noter qu'une part importante des fixations, en particulier celles de classe de résistance 0 à 2, ne porte aucun marquage. Dans ce cas, la seule façon de distinguer une fixation standard d'une fixation métrique consiste à mesurer le pas du filetage ou à comparer le filetage avec une fixation dont l'identification est certaine.

Les fixations standard sont également appelées, par opposition aux fixations métriques, fixations de norme SAE. Il faut toutefois se rappeler que la classification SAE ne concerne que les petites fixations. Les grosses fixations à filetage non métrique relèvent de la norme américaine (USS).

Des fixations de même dimension géométrique (standard ou métrique) peuvent avoir des classes de résistance différentes. Lors du remplacement de boulons, écrous et goujons sur le véhicule, vérifiez donc que la classe de résistance de la nouvelle fixation correspond à celle de l'ancienne.

Procédure et ordre de serrage des raccords filetés

Le serrage de la plupart des raccords filetés doit être effectué avec les couples prescrits dans les Spécifications figurant au début de chaque chapitre de ce Manuel (le couple de serrage d'une fixation désigne le couple de rotation appliqué à celle-ci lors du serrage). Ci-après, ce couple de serrage sera également appelé couple de serrage de la fixation. Un serrage excessif peut entraîner la rupture de la fixation, tandis qu'un serrage insuffisant entraîne un assemblage peu fiable des composants. Les boulons, vis et goujons, selon le matériau dont ils sont fabriqués et le diamètre de leur partie filetée, ont généralement des couples de serrage admissibles strictement définis, dont beaucoup, comme indiqué précédemment, figurent dans les Spécifications au début de chaque chapitre. Respectez strictement les couples de serrage recommandés pour les fixations utilisées sur le véhicule. Pour serrer une fixation non mentionnée dans les Spécifications, utilisez le tableau des couples de rotation admissibles ci-dessous. Les valeurs du tableau sont établies pour des fixations de classe de résistance 2 et 3 (les fixations de classe supérieure supportent des couples plus élevés). De plus, elles supposent un serrage à sec (filetage non lubrifié) dans une pièce en acier ou en fonte (et non en aluminium).

Pour les fixations disposées en périphérie d'une pièce (comme les boulons de culasse, de carter d'huile et de divers couvercles), le desserrage et le serrage doivent respecter un ordre strictement défini afin d'éviter toute déformation de la pièce. L'ordre de serrage et de desserrage de ces fixations est indiqué dans les chapitres correspondants du Manuel. Si aucun ordre particulier n'est précisé, suivez la procédure décrite ci-dessous afin d'éviter le gauchissement du composant. Dans un premier temps, serrez à la main tous les boulons ou écrous. Ensuite, serrez chacun d'eux à tour de rôle d'un tour complet, en passant d'une fixation à l'autre en croix (en diagonale). Revenez ensuite au premier boulon/écrou et répétez la procédure dans le même ordre, en serrant la fixation d'un demi-tour supplémentaire. Continuez de la même manière, en serrant cette fois chaque boulon/écrou d'un quart de tour à chaque passage, jusqu'à ce que toutes les fixations soient serrées au couple requis. Pour desserrer les fixations, suivez la même procédure, mais dans l'ordre inverse.

Démontage des composants

Le démontage de tous les composants doit être effectué de manière à ce que, lors du remontage, chaque pièce puisse être remise à sa place d'origine et dans le bon sens. Mémorisez les particularités d'aspect et, si nécessaire, marquez les pièces dont la repose pourrait s'effectuer de plusieurs façons (par exemple, une rondelle de butée munie d'une gorge sur l'arbre). Il est judicieux de disposer les pièces démontées sur une surface de travail propre, dans l'ordre où elles ont été retirées. Des croquis schématiques ou des photos étape par étape de l'ensemble à démonter peuvent également s'avérer utiles.

Lors du retrait des fixations, marquez autant que possible leur position d'origine sur l'ensemble. Il est souvent judicieux de remettre immédiatement les fixations et rondelles en place après le retrait de la pièce concernée, afin d'éviter toute confusion lors du remontage. Si ce n'est pas possible, rangez toutes les fixations dans un bac divisé en compartiments, correctement identifiés, ou dans de petites boîtes individuelles étiquetées. Cette méthode est particulièrement utile pour les ensembles composés de nombreuses petites pièces, comme les éléments du système d'injection, l'alternateur, le mécanisme de distribution, le tableau de bord ou les éléments de garniture intérieure.

Lors du débranchement des contacts et connecteurs électriques, marquez les fils ou faisceaux à l'aide de ruban isolant portant un code numérique ou alphabétique.

Surfaces d'étanchéité

Sur tous les véhicules, les joints servent à assurer l'étanchéité au niveau du joint entre deux pièces ou plus, afin d'éviter les fuites d'huile et de liquides et de maintenir une pression ou une dépression élevée à l'intérieur de l'ensemble.

Il arrive souvent que ces joints soient recouverts, avant montage, d'un composé d'étanchéité liquide ou pâteux. Sous l'effet du temps, de la température ou de la pression, les surfaces en contact peuvent adhérer si fortement qu'il devient difficile de séparer les pièces. Dans de nombreux cas, il suffit de frapper légèrement à la périphérie du joint avec un maillet à tête souple pour faciliter le démontage. Il est également possible d'utiliser un marteau ordinaire en frappant à travers une cale en bois ou en plastique. Ne frappez pas les carters moulés ni les composants fragiles. En cas de difficulté de ce type, vérifiez toujours en premier lieu que toutes les fixations ont bien été retirées.

Évitez d'utiliser un tournevis ou un levier pour séparer les pièces en les introduisant entre les surfaces de contact, car les surfaces d'étanchéité risquent d'être facilement endommagées, ce qui peut ultérieurement provoquer des fuites. Si le levier est indispensable pour des pièces collées, utilisez le manche d'un vieux balai, mais veillez ensuite à retirer soigneusement tous les éclats de bois des surfaces de contact et de l'intérieur de l'ensemble.

Après séparation des pièces, nettoyez soigneusement leurs surfaces de contact en éliminant les traces de l'ancien joint. Les fragments durcis de l'ancien joint peuvent être préalablement ramollis à l'aide d'un dissolvant de rouille ou d'un produit chimique spécifique, puis retirés de la surface de contact à l'aide d'un grattoir. Un morceau de tube de cuivre aplati et affûté à une extrémité peut servir de grattoir. Le cuivre est recommandé pour cet usage car il est généralement plus tendre que les matériaux utilisés dans le véhicule, ce qui réduit le risque d'endommager la surface de contact. Certains joints peuvent être retirés facilement à l'aide d'une brosse en cuivre. Quelle que soit la méthode employée, les surfaces de contact doivent être parfaitement propres et lisses. Si une surface de contact a été rayée, comblez la rayure avec un mastic d'étanchéité avant de remonter les composants. Dans la plupart des cas, il convient d'utiliser un mastic non durcissant (ou semi-durcissant).

Conseils pour le retrait des flexibles


Si votre véhicule est équipé d'un système de climatisation, ne débranchez en aucun cas les flexibles des composants de la climatisation tant que le système n'a pas été vidangé par le réseau BMW ou par un spécialiste en climatisation d'un atelier de réparation automobile.

Les précautions à prendre lors du retrait des flexibles sont très proches de celles requises pour le retrait des joints. Évitez d'endommager les surfaces des raccords et tubulures sur lesquels les flexibles sont montés, car cela peut provoquer des fuites. Ceci est particulièrement important pour le retrait des flexibles de radiateur. Sous l'effet de diverses réactions chimiques, le caoutchouc des flexibles adhère aux surfaces des raccords et tubulures. Pour retirer un flexible, desserrez d'abord le collier de serrage qui le fixe sur le raccord. Puis, à l'aide d'une pince à becs coulissants, saisissez le flexible près du collier et tournez-le sur le raccord/la tubulure, dans un sens puis dans l'autre. Poursuivez cette opération jusqu'à ce que le flexible soit complètement libéré, puis retirez-le du raccord. Une petite quantité de graisse au silicone ou autre lubrifiant facilite l'opération, si celui-ci peut être introduit dans l'espace entre le raccord et le flexible. Pour faciliter le montage du flexible, lubrifiez la surface intérieure du flexible et la surface extérieure du raccord.

En dernier recours, ou lorsque le remplacement du flexible est indispensable, le tronçon de flexible emboîté sur le raccord peut être découpé au couteau puis séparé de la surface du raccord. Veillez à ne pas endommager le métal du raccord/de la tubulure avec le couteau.

Si le collier de fixation du flexible est endommagé, remplacez-le. Les colliers à serrage par torsion se détendent généralement avec le temps. Quel que soit leur état, il est préférable de les remplacer par des colliers à vis dès que possible.

Outillage

Le choix d'un bon outillage est une condition essentielle pour toute personne souhaitant effectuer elle-même les opérations d'entretien ou de réparation du véhicule. À première vue, le coût de l'acquisition de l'outillage nécessaire peut sembler élevé, mais comparé aux frais liés à l'entretien courant et aux petites réparations en station-service, il s'avère tout à fait raisonnable.

Afin d'aider le conducteur moyen à choisir l'outillage nécessaire aux différentes opérations d'entretien décrites dans ce Manuel, trois listes d'ensembles d'outils sont présentées ci-dessous, intitulées : outillage pour l'entretien courant et les petites réparations ; outillage pour la révision générale et les réparations importantes ; outillage spécial. Les propriétaires sans expérience en mécanique doivent commencer par les opérations ne nécessitant que les outils de la première liste, tout en développant leurs compétences et en élargissant progressivement leur outillage. Avec l'expérience, il est possible d'aborder des tâches plus complexes en complétant l'outillage disponible. Après un certain temps, les compétences acquises permettront d'entreprendre des travaux plus complexes nécessitant l'outillage de la deuxième liste (révision générale et réparations importantes du véhicule). Lorsque votre niveau de compétence vous permettra d'économiser des sommes importantes en réalisant vous-même des réparations complexes, vous pourrez envisager l'acquisition d'outils spéciaux.

Outillage pour l'entretien courant et les petites réparations

La liste ci-dessous comprend le minimum d'outils nécessaires aux opérations d'entretien courant et aux petites réparations. Il est recommandé d'acquérir un jeu de clés mixtes (plate à un bout et à douille à l'autre). Bien que ce jeu coûte plus cher qu'un jeu de clés plates ordinaires, l'investissement est justifié, car ces clés combinent les avantages des deux types.

- Jeu de clés mixtes
• (1/4 à 1 pouce ; 6 à 19 mm)
• Clé à molette
• Clé à bougies (avec insert en caoutchouc)
- Outil de réglage de l'écartement des bougies
- Jeu de cales d'épaisseur
- Clé à ergot pour la purge des freins
- Tournevis :
• À lame plate (150 mm de long et 8 mm de diamètre)
• Cruciforme (n° 2 x 6 pouces (150 mm de long))
- Pince universelle
- Scie à métaux avec jeu de lames
- Manomètre pour la mesure de la pression des pneus
- Pistolet graisseur (seringue)
- Bidon d'huile
- Papier abrasif fin
- Brosse métallique
- Outil de nettoyage des bornes et cosses de batterie
- Clé pour filtre à huile
- Entonnoir (taille moyenne)
- Chandelles pour le maintien du véhicule soulevé (2)
- Récipient de vidange


Si l'entretien courant comprend des réglages de base, il faudra également acquérir un stroboscope de bonne qualité et un tachymètre combiné/un instrument de mesure de l'angle de came. Bien que ces outils figurent dans la liste des outils spéciaux, ils sont mentionnés ici car leur utilisation est absolument indispensable pour un réglage précis de l'allumage du moteur, qui fait partie de l'entretien courant du véhicule.

Outillage pour la révision générale et les réparations importantes

Cet outillage est nécessaire pour toute opération de réparation du moteur et s'ajoute à la première liste. Cette liste comprend un jeu complet de douilles interchangeables. Malgré son coût élevé, le jeu de douilles s'avère très utile grâce à sa polyvalence et à sa facilité d'utilisation, en particulier combiné aux différents types de manches fournis. Il est recommandé de privilégier les manches d'entraînement de 1/2 pouce (plutôt que de 3/8 pouce), car, bien que plus coûteux, ils peuvent être utilisés avec pratiquement tous les types de clés dynamométriques (idéalement, un bon mécanicien doit disposer des deux types de manches). Une solution moins coûteuse que le jeu de douilles est le jeu de clés à tube.

- Jeu de douilles interchangeables (y compris les embouts de type « Torx ») ou clés à tube, de dimensions correspondant aux clés de la liste précédente
- Cliquet réversible (pour utilisation avec les douilles interchangeables)
- Tourne-à-gauche de 250 mm
- Cardan universel (pour utilisation avec les douilles)
- Clé dynamométrique (avec un entraînement de même taille que celui des douilles interchangeables)
- Marteau à tête ronde - 8 onces (environ 230 g)
- Maillet à tête souple (en plastique ou en caoutchouc)
- Tournevis :
• À lame plate (150 mm de long et environ 6,5 mm de diamètre)
• À lame plate (renforcé n° 2, 8 mm)
• Cruciforme (n° 3 x 8 pouces (203 mm))
• Cruciforme (renforcé n° 2)
- Pinces de serrage
- Pinces :
• Pour électriciens (à poignées isolées)
• À becs fins
• Pour circlips (internes et externes)
- Burin - 1/2 pouce (13 mm)
- Grattoir (fabriqué à partir d'un tube de cuivre aplati et affûté à une extrémité)
- Pointe à tracer
- Pointeau
- Pointes à lame fine (1,6 ; 3,2 ; 4,8 mm)
- Règle en acier / contrôleur de planéité
- Jeu de clés Allen (pour têtes à six pans creux)
- Jeu de limes
- Grande brosse métallique
- Second jeu de chandelles
- Cric (hydraulique ou à ciseaux)


Une perceuse électrique avec mandrin de 3/8 pouce (jusqu'à 9,5 mm) et un jeu de forets de bonne qualité est un autre outil qui sert constamment.

Outillage spécial

Cette liste comprend les outils suffisamment coûteux, ne servant pas régulièrement ou nécessitant le respect des instructions du fabricant lors de leur utilisation. Si vos activités ne comportent pas la réalisation fréquente d'opérations mécaniques complexes, l'achat de tels outils constitue un mauvais investissement. Il est judicieux de les acheter à plusieurs avec des amis ou de les louer dans des ateliers de réparation automobile.

Seuls les outils disponibles dans le commerce de détail ou fabriqués pour être distribués dans les réseaux concessionnaires des constructeurs sont répertoriés dans cette liste. Vous trouverez parfois dans le texte du Manuel des références à de tels outils spéciaux. En général, les auteurs proposent parallèlement une méthode alternative permettant d'éviter l'utilisation obligatoire d'un outil difficile à obtenir. Si l'utilisation d'un outil spécial ne peut être évitée et que son acquisition pose problème, il est préférable de confier les opérations concernées à un spécialiste d'atelier.

- Outil de compression des ressorts de soupape
- Dispositif de nettoyage des gorges de segments de piston
- Outil de compression des segments de piston
- Outil de montage des segments de piston
- Compressiomètre (mesure de la compression dans les cylindres)
- Alésoir de chanfreinage des bords de cylindres
- Hone pour le rodage des chemises de cylindres
- Alésomètre pour cylindres
- Micromètre(s) et/ou pied à coulisse à cadran
- Outil de dépose des poussoirs hydrauliques
- Extracteur de rotules
- Extracteur universel
- Tournevis à percussion
- Jeu de comparateur à cadran
- Stroboscope (avec capteur inductif)
- Pompe manuelle combinée (dépression/pression)
- Tachymètre/instrument de mesure de l'angle de came
- Multimètre universel pour mesures électriques
- Palan de levage
- Outil de dépose/repose des ressorts de frein
- Cric au sol

Achat d'outillage

Quelques conseils pratiques peuvent être donnés au mécanicien débutant pour l'acquisition de l'outillage nécessaire aux opérations d'entretien courant et de réparation du véhicule. Pour la préparation des opérations d'entretien courant ou des petites réparations, il est raisonnable d'acheter les outils séparément. En revanche, si vous prévoyez des travaux plus importants, il est plus simple et plus fiable d'acheter un coffret d'outils moderne dans un magasin de distribution. L'achat d'un coffret revient généralement un peu moins cher que des achats séparés et est souvent accompagné d'une caisse à outils. Par la suite, pour élargir votre choix, vous pourrez acquérir des outils individuels, des coffrets complémentaires et une caisse à outils plus grande. Compléter progressivement son outillage permet de répartir les dépenses et de déterminer précisément les outils réellement nécessaires.

Les magasins spécialisés en outillage sont la seule source d'approvisionnement de certains outils spéciaux, mais, quelle que soit la source, évitez les achats bon marché, en particulier pour les tournevis et les douilles interchangeables, car leur durée de vie sera certainement limitée. Les coûts liés au remplacement et à la réparation d'outils bon marché s'avèrent au final bien plus élevés que le prix d'un outil de qualité acheté une seule fois.

Entretien et rangement de l'outillage

Un bon outillage représente un investissement précieux ; il convient donc de veiller à le maintenir propre et prêt à l'emploi. Après utilisation, et avant de le ranger, essuyez toujours soigneusement sa surface avec un chiffon propre et sec, en éliminant les traces de saleté, de graisse et les particules métalliques. Ne laissez jamais d'outils éparpillés sur le poste de travail. Une fois le travail terminé, vérifiez attentivement l'espace sous le capot et sous le véhicule afin de vous assurer qu'aucun outil n'a été oublié.

Pour ranger des outils tels que tournevis, pinces, marteaux, etc., un porte-outils à crémaillère fixé à un endroit pratique sur le mur du garage est idéal. Les jeux de clés et de douilles doivent être rangés dans des caisses métalliques. Les instruments de mesure doivent être conservés dans des endroits secs et propres, à l'abri de la corrosion.

Il convient toujours de surveiller l'état des surfaces de travail des outils. La face frappante d'un marteau se déforme avec le temps, et les tournevis perdent leur affûtage. Prenez le temps, à l'aide de papier abrasif ou d'une lime, d'éliminer les bavures et de remettre en état les arêtes coupantes. Remplacez les outils irrémédiablement usés ou endommagés.

Avec un entretien soigneux, votre outillage vous rendra service pendant très longtemps.

Aménagement de l'espace de travail

En parlant d'outillage, on ne peut omettre l'aménagement de l'espace de travail. Si vous envisagez une intervention plus importante qu'un simple entretien, il convient de préparer une aire de travail adaptée.

Il faut reconnaître que de nombreux automobilistes sont contraints de déposer le moteur et d'effectuer d'autres travaux similaires loin de tout garage ou atelier. Dans tous les cas, la présence d'un toit ou d'une bâche est une exigence essentielle.

Dans la mesure du possible, toute opération de démontage des éléments des systèmes du véhicule doit être effectuée sur un établi propre et plat, ou sur une table solide à hauteur convenable. L'établi doit impérativement être équipé d'un étau. Un étau dont les mors s'ouvrent jusqu'à 100 mm et munis de mors de protection souples convient.

Comme indiqué précédemment, l'aire de travail doit disposer d'un espace propre et sec pour le rangement de l'outillage, des lubrifiants et produits de nettoyage, des mastics, peintures, etc.
Il convient de noter qu'une perceuse électrique est un outil indispensable ; l'aire de travail doit donc disposer d'une source d'alimentation pour la brancher. La présence d'une perceuse avec mandrin jusqu'à 9,5 mm et d'un jeu de forets de qualité facilitera considérablement de nombreuses opérations.

Enfin, l'espace de travail doit toujours disposer d'une réserve suffisante de vieux journaux et de chiffons propres, non pelucheux, destinés au nettoyage de l'aire de travail, de l'outillage et des pièces du véhicule.

Les huiles usagées doivent être remises aux centres de collecte dans des récipients hermétiques.

Ne réalisez jamais de travaux sur une carrosserie peinte non protégée ; utilisez des protections de garde-boue ou, à défaut, recouvrez les surfaces polies de vieilles couvertures.

Testez-vous

Un quiz rapide sur BMW 1 : chaque réponse est expliquée, avec un lien vers la page du manuel.